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Deutsch-Franzšsisches Personalmanagement, Personalmanagement entsandter oder lokaler Mitarbeiter in Frankreich
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La compréhension vis à vis des français s’arrête aux passages cloutés

Entre l’Allemagne et la France, il y a de multiples différences: Claudia Bosenius et Carine Idé sont conseillères auprès d’entreprises expatriant des salariés entre la France et l’Allemagne.
Lorsqu’un Français s’installe en Allemagne sans préparation, il peut s’attendre à des surprises. Au plus tard en emménageant dans son nouveau logement: là où devrait se trouver la cuisine, il y découvre un tuyau sortant du mur. Il ne lui est pas venu à l’idée, avant d’emménager, de demander au propriétaire si la cuisine est déjà équipée: les appartements en France ont toujours une cuisine à disposition.
Cependant, la première surprise intervient en général plus tôt: Les loyers en Allemagne sont beaucoup plus élevés qu’en France. Ensuite, la prochaine surprise concerne l’immatriculation du véhicule : Si vous n’êtes pas inscrit au service municipal de déclaration domiciliaire, vous n’obtenez pas de plaque minéralogique. La déclaration domiciliaire n’existe pas en France. Etonnement suivant lorsque vous regardez le bulletin de salaire: l’impôt sur le revenu est prélevé directement, ce qu’un Français ne connaît pas. De plus, un impôt cultuel peut être prélevé. En France, la séparation stricte entre l’Eglise et l’Etat, principe suprême, fait que l’Eglise vit uniquement de dons (denier du culte).
Par contre il n’y a pas de taxe d’habitation en Allemagne, ce qui est source de revenu pour les communes françaises. Stupéfaction aussi lorsqu’un Français achète un chien : Il doit payer un impôt canin, inexistant en France. Résultat: sur 100 Français, 18 possèdent un chien, sur 100 Allemands seulement 6. La liste des différences se poursuit à l’infini, par exemple lorsqu’on compare les systèmes éducatifs.
«L’égalisation progressive des systèmes, des conditions de vie, des mentalités, nous n’en ferons pas l’expérience.» C’est ce que pense Claudia Bosenius qui vit dans le Deggenhausertal. C’est une bonne chose pour elle, car elle vit de ces différences. En collaboration avec son associée Carine Idé, de Salem, elle dirige un cabinet conseil franco-allemand en gestion d’expatriés. L’une et l’autre ont fait l’expérience de situations différentes. L’Allemande, Claudia Bosenius, a travaillé pendant quatre années au service des ressources humaines dans une entreprise parisienne. La Française, Carine Idé, vit en Allemagne depuis neuf ans. Ce sont ces expériences qu’elles transmettent aux entreprises et à leur personnel. On fait appel à leurs conseils lors de fusions entre entreprises allemandes et françaises qui mutent leur personnel. Ce même personnel fait d’abord des stages que Carine Idé et Claudia Bosenius organisent sur la sécurité sociale, les impôts et le droit du travail. Elles proposent aussi une aide pratique: trouver un logement, une école appropriée pour les enfants du personnel, faire aussi les démarches administratives. Elles conseillent également en insistant sur les différences culturelles. Ainsi, le Français admire chez l’Allemand le consensus et la disposition à coopérer. «Le Français, lui, descend dans la rue quand il n’est pas d’accord», dit Carine Idé. Par ailleurs, on pose toujours beaucoup de questions sur la sécurité des étrangers en Allemagne. Claudia Bosenius pense que la France est plus dangereuse. «Il y a à Paris certaines lignes de métro qu’on ne peut plus prendre à partir d’une certaine heure.»
Tout a commencé il y a plus d’un an par un livre qu’elles ont écrit ensemble sur les différences des conditions de vie et de travail dans les deux pays. A la recherche d’un éditeur, elles en ont trouvé un qui leur propose aussi d’intervenir pour des stages. Chose dite, chose faite: par exemple un stage a été organisé à Francfort pour trente collaborateurs de l’entreprise chimique Aventis. En plus des stages elles s’occupent aussi de l’intégration sur place et conseillent les entreprises pour des problèmes spécifiques. Claudia Bosenius et Carine Idé ne redoutent pas la concurrence des conseillers d’entreprise à l’échelle internationale. Elles disent: nous avons vécu personnellement les différences entre ces pays et comprenons le sens des questions car nous maîtrisons chacune les deux langues. C’est l’avantage que nous avons sur la concurrence internationale.
Elle ne peut pourtant pas répondre à toutes les questions. Les Français ayant déjà séjourné en Allemagne se demandent souvent pourquoi le piéton allemand reste planté devant un feu rouge même si aucune voiture ne vient de droite ou de gauche. Claudia Bosenius ne peut non plus répondre aux questions sur le pays voisin: pourquoi y-t-il des passages cloutés en France ? Elle n’y a jamais vu une voiture s’arrêtée.
Claudia Bosenius (gauche) et Carine Idé ont vécu elles-mêmes les différences entre la France et l’Allemagne. L’une a vécu 4 ans à Paris, l’autre vie depuis 9 ans en Allemagne.


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